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Fabien Sevilla Contrebasse Solo

largebass3TREScontrastéPhoto: Laetitia Gessler

In Zen-Buddhism, a kôan is a sometimes-paradoxical statement used in meditation and attainment of spiritual enlightenment. Fabien Sevilla uses kôans as the organizing principle for « Expansion », his audacious technique and fecund imagination creating a standout work for solo acoustic bass.
The New York City Jazz Records, USA, June 2014

Das Klischée vom Kontrabass als einem ausschliesslich rhythmisch begleitenden Side-Instrument ist längst passe, die wachsende Zahl an solistisch erfahrenen und wagemutigen Grenzgängern hat längst neue, auch kompositorische Spielfelder (und techniken) entdeckt, von Dave Holland, Eberhard Weber, Peter Kowald, Barre Phillips über Aladàr Pege und Renaud Garcia-Fons bis zum Österreicher Peter Herbert. In diese Reihe fügt sich auch der in Vevey geborene Schweizer Fabien Sevilla durchaus überzeugend ein. Auf seiner zweiten Solo-Platte « Expansion » weitet er die Kompositions und Improvisations welt (über John Coltrane oder Dave Holland) in Richtung Neuer Musik, so gibt es die beiden Amerikaner Jacob Druckmann und George Perle ebenso wie Hans Werner Henze im Klangbild des Basses zu entdecken. Ergänzt durch einige Pianostücke zeigt sich Sevilla nicht nur als interpretierender Bassist sondern weiss auch als Komponist zu « expandieren ». Stehen bei Fabien Sevilla die einzelnen Stücke als impressionistische bzw. expressionistische Stimmungen und Gefühlswelten im Fluss des Spielens, so löst sich die Musik seiner beiden Schweizer Kollegen Peter Frey und Daniel Studer in unzählige fragmentarische Partikel auf. Töne une Geräusche der Saiten, ihrer Bögen und das Holz der Instrumente bilden zersplitternde doch gleichermassen dicht gefüllte Klangräume, in denen auch Pausen, dem Atmen ähnlich, gleichberechtigt Teile der Spielzeit beanspruchen. Sieben experimentellen Gesprächen zwischen Frey und Studer zu folgen, wird mit aussergewöhnlichen Hörerlebnissen belohnt.
Concerto Magazin (Aut), Décembre 2013

Gewagt, ein Album mit « Giant Steps » von John Coltrane zu beginnen, und das als Solo-Kontrabassist. Der Westschweizer Fabien Sevilla geht mit guter energischer Sensibilität zur Sache und verdichtet das Stuck auf dreienhalb Minuten. Das folgende Titelstuck ist eine « Expansion » in die melodisch jähen Motive aus gestrichenen Intervallen, die in Fluss gebracht werden. Weitere Kompositionen stammen von Dave Holland, Hans Werner Henze oder Jakok Druckman. « Valentine » (Druckman) ist eine zehnminutige, zeitgenossische Klangstudie mit Bass und Stimme.
Dazwischen werden sieben « Kôans » geschaltet, von denen vier mit Piano und drei mit Kontrabass gespielt werden, aber alle frei improvisiert sind.
Fabien Sevilla hat nach der Jazz ausbildung in Montreux noch ein klassiches Kontrabass Studium angehängt.
Nach seinem ersten Soloalbum « Kôans » (2010) taucht Fabien Sevilla mit « Expansion » erneut in seine persönliche Bassgeschichte.
Da ist einer, der so leidenschaftlich wie kontrolliert am Material arbeitet, um die Geister der Tiefenstrukturen von zeitgenössischer Klassik, Jazz und Improvisation in neue Räume zu führen.
Jazz n’more, CH, Decembre 2013

A contrabassist who also plays piano. A jazzman who freely improvises, but also plays standards. I was worried this solo album would be too scattered, but no, it holds up very well. And that’s because Fabien Sevilla’s inner world is a cohesive one, where opposites attract. Highly personal readings of Coltrane and Holland, original compositions, and short free improvisations. A rich, ample sound on the bass. A delicate, almost shy touch on the ivories.
François Couture, Sherbrooke, QC, Octobre 2013

Fréquentation en hausse pour l’Otherjazz Festival.
Le pianiste Andy Milne et le contrebassiste Fabien Sevilla ont impressionné par leur maîtrise du style improvisé. Il est intéressant de mettre en parallèle, dimanche à l’ABC, le concert donné par le pianiste américain Andy Milne et le contrebassiste Fabien Sevilla. Andy Milne a travaillé avec Oscar Peterson. Fabien Sevilla a étudié à la New School Jazz de New York. Ils jouent ensemble depuis peu. Cette maîtrise du style improvisé donne naissance à un langage nouveau. Les monologues se rencontrent, se séparent, soudain une forme d’accrochage rythmique se produit, naît alors une musique prodigieusement belle, raffinée. Sans doute le point culminant du festival…
Denise De Ceuninck, l’Express, 28 février 2012

OtherJazz, le swing d’autre part
Un festival sur l’Arc jurassien qui fait beaucoup de bruit
Petit festival bien sous tous rapports qui, désormais, transhume d’une galerie neuchâteloise à un café de La Chaux-de-Fonds et une mythique étape de Saignelégier. Histoire de faire bouger ces musiques qui déménagent. «OtherJazz, le festival de l’Arc jurassien», dit la publicité. Le festival des swings chavirés, pourrait-on ajouter.
S’il fallait choisir un jour de grand calme prometteur, ce serait dimanche 26, au Théâtre ABC de La Chaux-de-Fonds. Le clavier canadien Andy Milne connu chez Steve Coleman. Puis l’excellent bassiste vaudois Fabien Sevilla, tout juste revenu d’une belle tournée new-yorkaise.
Bref, il faut faire confiance aux fêlés qui programment l’OtherJazz. Ils savent de quoi ils parlent dès qu’il s’agit d’invention.
Arnaud Robert, Le Temps, février 2012

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Fabien Sevilla performs “Kôans” at Two Moon Art House & Cafe on 4th Avenue. Like a collection of small sound enigmas, ideal for meditation, the tracks are short and improvised, evocatively powerful, and make discreet use of musical technique to elaborate, on the edge of improvisation, a music that frees the mind for imagination, gesture and intuition.
Among Sevilla’s improvisations we find three contemporary music pieces written for solo double bass, composed by the likes of Emil Tabakov, Teppo Hauta-Aho and David Ellis, as well as Mingus’ standard “Good Bye Pork Pie Hat”.
It’s an opera, of sorts,  and sincerely captivating.
Alexandra Glorioso, South Brooklyn Post, octobre 2011

Le Kôan est une courte phrase ou une brève anecdote absurde ou paradoxale utilisée dans certaines écoles du bouddhisme. Avec ses Kôans pour contrebasse solo, Fabien Sevilla recherche, avec son instrument, à aller au fond de lui et aussi sans doute à explorer l’étroite relation qui existe entre lui et son instrument. Une réflexion, des atmosphères, des interrogations, du mystère… voilà sans doute ce qui ressort des plages de ce disque qui mérite d’être méditer.
Sympafolio.ch, août 2010

Quel bruit fait le battement d’une seule main?  (Kôan zen)
Un kôan est une énigme ou une histoire énigmatique posée en une ligne (comme dans l’exemple que nous donnons en épigraphe) ou en quelques lignes. Cela se traduit, dans ce disque de Fabien Sevilla, par des pièces brèves pour contrebasse solo: un certain nombre de ses propres kôans pour contrebasse solo alternant avec trois pièces du répertoire du XXe siècle pour basse solo et une composition de Charles Mingus. Ces trois pièces sont Motivi pour contrebasse solo d’Emil Tabakov, Kadenza pour contrebasse solo de Teppo Hauta-Aho et Sonate Op. 42 de David Ellis. La pièce de Mingus est Good Bye Pork Pie Hat, un hommage mingusien à Lester Young. Il faut signaler que les kôans de Sevilla sont le fruit de l’improvisation en direct pendant l’enregistrement – s’ils ont en général des allures de composition préméditée, c’est qu’ils sont le fruit d’une longue préparation à l’improvisation et qu’ils sont aussi des sortes d’études autour de données techniques: jeu à l’archet, jeu pizzicato (notes isolées, accords), jeu percussif (cordes frappées, slap, coups sur le bois), jeu sur les registres (du grave au sur-aigu), harmoniques, résonance des notes, etc.
Ce caractère d’étude, on le retrouve aussi dans les trois pièces tirées de la littérature pour contrebasse du XXe siècle. La virtuosité de Sevilla, qu’il improvise ou qu’il soit l’interprète d’une composition, est proprement remarquable. Il m’est donc difficile d’isoler tel ou tel kôan pour dire qu’il faudrait commencer par là. Il y a le côté énigmatique des kôans dont il faut tenir compte: c’est pourquoi je me suis volontairement borné à une analyse un peu extérieure. Mais l’impression que je retire de ce disque, c’est celle d’une sage et en même temps risquée exploration des évidences et des mystères de la contrebasse en solo n’excluant ni l’humour ni la passion. Le riche son de la contrebasse de Sevilla a été magnifiquement capté par l’enregistrement.
Norberto Gimelfarb, Viva la Musica, mai 2010

On avait l’habitude d’entendre Fabien Sevilla dans des trios équilibrés et toniques. Avec Kôans, le jeune contrebassiste de Vevey propose un solo instinctif et grave.
Enregistré dans une église, ce disque au climat sombre et sophistiqué laisse deviner la pureté de la relation entre le musicien et sa boîte de résonances. Il faut prendre le temps d’entrer dans ces poèmes zen qui prennent leur sens dans leurs enchevêtrements, leurs coulures. L’entendre jouer une sonate de David Ellis aide à dépasser le sentiment d’austérité.
Alexandre Caldara, So Jazz, avril 2010

This one’s for those who enjoy solo playing, in particular solo double bass. Fabien is a young talent who really knows where he’s going, no doubt about it!
Altrisuoni, Myspace-blog, avril 2010

Le Veveysan Fabien Sevilla s’est surtout fait un nom comme bassiste de la formation jazz, rock et impro ‘Format à 3′. Ce sideman très courtisé, qui a aussi joué aux côtés de Lynne Arriale, Cyrille Bugnon et Thierry Lang, se fend d’un album solo passionnant faisant la part belle à l’impro avec des références à Charles Mingus et au répertoire classique.
Phonag (CH), mars 2010

Thierry Romanens et Format A’3

romanens_©fabian_sbarro

Un charme solide, planté au creux d’une voix chaude et souple… »
V.Lehoux, ƒƒƒ Télérama (F), février 2010

Il n’est pas barré votre disque, il est extrêmenet touchant. C’est de l’humain…
On a bien gratté, et là on est à l’intérieur, proche du coeur.
S.Levaillant, France inter (F), février 2010

Format A’3

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On se régale à écouter leurs ruptures de rythme, leurs intros décalées, voir leur sens de l’improvisation donnant des albums entre tradition post-jazz et rock. Après « Pirate » voici « Sync » une merveille sonore composée de treize morceaux dont « Ali » et « Morpheus » mes deux préférés.
On sent que les trois potes Alexis Gfeller piano, Fabien Sevilla contrebasse, et Patrick à la batterie s’entendent comme larrons suisses dans une chocolaterie. Un groupe à découvrir, un album cousu de pépites (helvètes) sonores.
S.Faramans, La Marseillaise (F), février 2010

Batterie, boîtes à rythmes, contrebasse, piano et claviers divers, tous passés aux cribles des effets, créent cassures et déséquilibres tout en gardant un grand sens de la composition. Format A’3 fait actuellement tourner son nouveau disque Pirate, une merveille.
Vibrations, septembre 2007

Baroudeurs de la note bleue
Un trio vaudois, auteur d’un nouvel album envoûtant, emmène le jazz en balade sur des territoires fréquentés jadis par des musiciens géants. (…) Cette balade artistique ignore les cadres étroits, tord le cou aux règles idiotes et célèbre tous les sens. Là bas, un piano électrique émet quelques notes douces qui s’en vont tourner autour de la rythmique, laquelle ronronne comme un félin au midi d’un été torride… (…) Alors que trop d’artistes actuels sèchent sur leur copie et ne proposent que des enregistrement au mieux dispensables, ce trio vaudois formé à la fin du siècle dernier atteint l’El Dorado sur les douze compositions originales de « Pirate », son nouvel album (…) Format A’3 choisit à son tour d’explorer des espaces soniques fascinants et infinis découverts puis colonisés jadis par des musiciens baroudeurs comme Herbie Hancock, Jaco Pastorius ou le Santana Band de Caravanserai. L’affaire, secouée par une onde électronique dès les premières mesures, swingue avec une grâce infinie. Si des pièces comme Take ou Nouveau Jour séduisent dès les premières mesures, c’est parce qu’elles ne cachent rien de la complicité joyeuse qui unit trois complices toujours à l’écoute, prêts à accrocher la note qui les fera monter plus haut que le soleil, près des étoiles.
Jean Philippe Bernard, 24 Heures, février 2007

On aime ce trio, d’abord pour sa constance (…) un magnifique quatrième album à l’électronique comptée (Pirate), avec un pianiste qui aime tellement Brad Mehldau qu’il passe sa vie à tenter de s’en éloigner. Et ça marche. Pour ces résidences « live in Vevey », Format A’3 manie sa matière vive, du bout d’une contrebasse harnachée et d’une batterie rutilante. Il faut se jeter là, même plusieurs fois, histoire de se convaincre que le swing en Suisse n’appartient pas qu’à ceux qui le prennent à contretemps.
Arnaud Robert, Le Temps, février 2007

Pour ceux qui ont eu l’occasion d’écouter un des trois précédents CD de Format A’3, la différence saute aux oreilles. Avec Pirate, son dernier album, le trio change résolument de style, et même en partie de genre musical. (…) Le tout garde une dominante jazz, y compris dans la tradition d’improvisation du genre qui a permis d’enregistrer ce disque en une semaine sans retouches ultérieures. Reste qu’on ne s’en rend pas compte, tant l’ensemble est maîtrisé. Reste une constante, la toute grande qualité des compositions de Format A’3. (…) Bref, une authentique réussite à se procurer sans hésiter.
Hélène Koch, Swissdisc.ch

Ce trio de musiciens suisses se sert de quelques effets électroniques, mais toujours avec parcimonie, et au service de la mélodie et de l´expression, on peut s´en rendre compte dès la première plage «Ouverture n°5», aussi subtile que le Chanel N°5. le pianiste a un jeu sensible, très aéré aussi bien au piano acoustique qu´au piano électrique, il est bien aussi à l´orgue, écouter «Les éclipses » ; le bassiste s´octroie de belles lignes, comme par exemple sur «Goccia II » qui est aussi un bel exemple de l´osmose entre les trois musiciens. Quant au batteur leader, il est dans la bonne discrétion, au service du trio, sans se mettre en avant. Les morceaux sont écrits tour à tour par les trois musiciens. Les arrangements spontanés ne manquent pas de subtilité. Au total on a un disque varié, rafraîchissant, qui mêle agréablement finesse et expression.
Serge Baudot, JAZZ HOT (fr) octobre 2007

Après des années de musique en commun, les Romands Alexis Gfeller (piano), Fabien Sevilla (contrebasse) et Patrick Dufresne (batterie), mieux connus sous l’appellation Format à Trois, atteignent dans ce 3e Jour (Altri Suoni / Phonag) un équilibre souverain entre lyrisme et swing rêveur. En un mot comme en cent, c’est magnifique!
La Tribune de Genève, mars 2004

Ils continuent à tailler le velours sur les compositions d’un troisième album à la facture toujours aussi fluide que les précédents…
Boris Senff, 24Heures (CH)

Ils musardent avec suffisamment de talent pour qu’on ait envie de les suivre…
Renaud Czarnes, Jazzman (F)

Avec 3E Jour, ce triangle verni de musiciens accomplis confirme son sens des épures….
Olivier Horner, Le Temps (CH)

Leurs compositions sont spontanées et mélodieuses, toniques et sensuelles, et laissent la place à des ‘accidents’ maîtrisés…
Le Matin (CH)

Ce qui touche tellement dans leur musique, c’est le sentiment que rien n’est simulé. Sur un cadre aux entournures lyriques, ils multiplient les brisures, les faux plis. Le trio (…) se laisse emporter par les désordres de l’instant. Ici, le triangle opère à cœur ouvert. Sens de la composition sidérant, goût des déséquilibres féconds, Format A Trois bâtit sa libre pensée. Ce trio devrait partir en une tournée ininterrompue et transmettre sa parole bouleversante.
Arnaud Robert, Le Temps

Le pianiste Alexis Gfeller, le contrebassiste Fabien Sevilla et le batteur Patrick Dufresne développent un dialogue permanent, où les contributions de chacun s’imbriquent comme si elles formaient une seule immense phrase expressive. Ce sens de l’équilibre et de l’échange, le trio vaudois l’a peaufiné en quatre ans de complicité ininterrompue. On pense aux formations classiques de Bill Evans, à la rencontre entre Geri Allen, Charlie Haden et Paul Motian. Chez ces monstres sacrés comme avec Format A Trois, le son reste en apesanteur, baigné dans une lumière tamisée, où murmurent des mélodies tout en finesse et mélancolie. Un trio rare.
L.S. Tribune de Genève

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